$wpsc_version = 169; » En avançant au pas du doute, en route détective sauvage

détective sauvage

” Qui chante là quand tout se tait?”

En avançant au pas du doute, en route

En avançant au pas du doute, en route, j’arrive à Mexico.
Et, comme le temps est lourd et la montagne collée à moi, je ne vois rien.
Puis, par un effort de clair-voyance, comme qui ajusterait sa lentille pour mieux voir, j’aperçois, filant de son pas de gazelle, Cesarea, là, devant moi, à quelques mètres à peine.
Elle est habillée de ses invraisemblables dentelles et danse en marchant comme d’autres meurent en dormant.
Comme elle est mienne de toute éternité ( mais qu’elle l’ignore) je presse le pas.
Arrivé à sa hauteur, je découvre sous le chapeau qu’elle arbore comme un drapeau, le visage d’Ulis Lima.
Mais…Je ne sais que dire devant cet étonnant sourire mystificateur.
Je suis à toi, dit-il, et ouvrant les bras, il mime avec ses lèvres un baiser.
A moi? Mais qui suis-je? ai-je à peine le temps de murmurer, avant de tomber dans un trou d’égout, de tomber infiniment longtemps sans rencontrer âme qui vive, à part le Chat de Cheshire et un vieil éditeur couvert de plumes, tel un hibou.
Je meurs.
Peut-être.
Mais comme j’entends le rire d’Ulis, je crois que je vais sortir de l’autre côté de la terre et qu’il y aura Cesarea.

3 Comments so far

  1. Alpha-Centauri June 18th, 2007 5:22 pm

    Bonjour Sylvie, je réponds directement ici, et non sur l’autre de vos (?) blogs (communs ?). Désolé, mais les mots ont pour moi un sens. Nous ne les dépassons que par la poésie. Mais que faire de celle-ci lorsqu’elle n’est que permanente fioriture ? Je suis venu sur Cousu Main tout à fait par hasard, n’étant pas un grand blogueur, mais étant très curieux de mes semblables. J’ai vu que vous étiez dans ce midi dont je suis originaire et qui me manque ici dans le déshumain de la grande ville. Je me suis donc permis de pousser la porte, sans montrer mes papiers comme l’exige notre ami MR.
    “L’irruption instillée” de la politique dans certains blogs, comme chez C.Main, relève, lorsqu’elle est niée, d’une certaine hypocrisie: il suffit de lire entre les lignes pour voir des prises de positions très “Bobos” et voir aussi l’étiquette de “fachos” collée à tous ceux qui n’oseraient pas avoir la pensée unique d’une certaine gauche. Donc, difficile de laisser ces mots, ou leurs sens, au vestiaire.
    A propos du “casse-toi”: c’est un tutoiement un peu provocateur mais qui rapproche.je ne voulais être ni agressif ni offensant.
    Mnouchkine elle aussi, et plein d’autres ont parlé d’exil, comme si nous étions sous Pinochet ou Castro! J’espère que Mme Ariane va s’empresser de rendre toutes les subventions que Donadieu de Vabres lui a octroyées (il est battu, tant mieux). Dans quel délire nous tenons nous ainsi ? Nous sommes nombreux à être partagés entre fou-rire et stupéfaction. Mais, on m’appelle, je dois filer. A un jour peut-être. Bien à vous, Hervé.

  2. Caroline June 19th, 2007 5:20 am

    “Aimez-la ou quittez-la” était le slogan du Front National (toujours en bonne place sur le transfo à l’angle de ma rue = c’est fou ce que ces maniaques de l’ordre aiment l’affichage sauvage !). Je disais donc “Aimez-la ou quittez-la”. Eux, ils utilisent le vouvoiement. Simple constatation sémantique.
    Le vieil éditeur couvert de plumes.

  3. Petro July 8th, 2007 6:11 pm

    hi, hi, hi! Beautiful site.

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