$wpsc_version = 169; détective sauvage

détective sauvage

” Qui chante là quand tout se tait?”

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John Berger

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Un écrivain et un passeur, quelqu’un que je retrouve dès que j’ouvre un de ses livres. photocopies par exemple:
“…soudain, tandis que la lumière baisse, je regarde au-delà du cimetière, vers la mer, et je me demande: Que signifie la chair ici? Sarka en grec. Partout dans le monde, les femmes et les hommes se figurent leur corps de façon différente, une figuration influencée par le sol, le climat et les risques naturels environnants. Comme les récoltes, le simages de la chair sont régionales. Et dans les îles de la mer Egée? C’est une image, je pense, qui n’a pas grand-chose à voir avec la plongée sous-marine.
La chair est la seule chose douce ici, la seule substance qui puisse suggérer une caresse; tout ce qui est visible, à part celà, est tranchant ou minéral, fracassé ou noueux. La chair évoque ici les parties peintes des icônes, elles seules sont exposées, le reste étant entièrement couvert de métal gravé très rigide…”

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Le petit peuple au complet!!!

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Hélène Schjerfbeck

Se cacher, se dévoiler.
Peindre sur son visage un autre visage.
Disparaître/réapparaître.

C’est aujourd’hui.
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Tragédie au jardin

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/Aujourd’hui c’est au jardin que la tragédie a lieu.
Carpe Koi sur l’herbe, agonisante. Si belle encore, rouge et blanche.
La chatte Miette, regard absent, rêve.
Coupable?
Innocente comme son pelage si blanc, si doux, si propre.
Tragédie minuscule: dans l’oeil du bassin ne tournera plus la carpe que j’aimais.
Mais sur le bord se tiendra la chatte, aux aguets.
C’est ainsi que les carpes parfois finissent.
Et que commence la journée.

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l’arrière-saison, de Jacques Avarez-Péreyre

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L’arrière-saison, de Jacques Avarez-Péreyre

pivoines.jpgUn cahier-cristal de l’Atelier du hanneton et nous qui attendons la nouvelle saison:

“instruction au passant

laisse une rose
la dernière
tout à l’heure ou demain
un autre la prendra”

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LUNE LE BEL

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Parfois arrive un étranger.
Au pays minuscule du petit peuple, ces choses se produisent de temps en temps. Le printemps est favorable.
Ce matin, un nouveau se présente à la barrière.
Il a vu beaucoup, sait se taire.
Mais par-dessus tout il connait le prix du partage.
Le rire, par exemple, n’est vivant que partagé.
Comme Lune le Bel a une forte envie de rire,
au petit peuple il s’est présenté.
Il n’est pas sûr de l’accueil.
Il a confiance dans cette étrange tribu sur l’étagère.
Etrange étagère pour étrangers, pense-t-il, où je pourrais rire
et raconter mes voyages.
Il les regarde, un par un, et les trouve charmants.
Et lui, comment vont-ils le regarder?
je m’appelle Lune le Bel, dira-t-il. Et ce sera bien.

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La Douleur -dilate le Temps-

La Douleur – dilate le Temps-
Des Ages s’enroulent
Dans la Sphère minuscule
D’un simple Cerveau-

La Douleur contracte- le Temps-
L’Explosion l’emplit
Des Gammes d’Eternités
Sont comme anéanties-

Emily Dickinson100_0160.JPG

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migraine du ciel?

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Migraine du matin, soleil du chagrin?

Le petit peuple attend : Mother the Queen observe.
Printemps froid, disent les arbres.
L’herbe drue n’a pas de réponse.
Nous sommes, chantent les oiseaux, dans l’attente du jour.
Le criquet se frotte les mains: le bec jaune du merle n’est pas visible.
Et dans ma tête rayonne la migraine: que va-t-il advenir du jour?
Réponse à trouver dans le Livre des questions de Pablo Neruda.
Fourmis actives comme toujours,
chats assoupis comme toujours,
jardin en attente.

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